Népal
Elles allient méditation, arts martiaux et actions de terrain. Au monastère Druk Amitabha, au-dessus de Katmandou, 300 nonnes, âgées de 6 à 54 ans, bousculent les traditions séculaires et portent leur combat bien au-delà des murs du monastère.
Les dernières notes du Dungkar, une conque utilisée pour appeler les moniales à la prière, résonnent encore sur la montagne surplombant la capitale népalaise. La procession de robes bordeaux converge lentement vers le parvis du temple du monastère Druk Amitabha. Il est 5 heures et les nonnes terminent deux heures de méditation dans leurs chambres avant de rejoindre la grande prière collective.
Tambours tibétains, trompettes et cloches cadencent l’enchaînement des mantras et des chants dirigés par une des doyennes du monastère. Ici, les nonnes sont habilitées à diriger les prières, une fonction traditionnellement réservée aux moines, dans le bouddhisme tibétain. Mais depuis plusieurs décennies, l’ordre Drukpa, fondé il y a plus de 800 ans, change la donne.
Texte et photos: Fabrice Dimier
