Le concours Underwater Photographer of the Year a récemment dévoilé les lauréats de son édition 2024. Depuis 1965, cette compétition britannique, qui met en lumière la vie des océans et celle de ses habitants, s’est imposée comme une référence mondiale de la photographie sous-marine. Le jury, qui réunit plusieurs experts de cette discipline particulièrement exigeante, a examiné des milliers de candidatures. Le Suédois Alex Dawson a été déclaré grand vainqueur de cette édition avec «Whale Bones», un cliché évocateur montrant un squelette de rorqual au large du Groenland. Si l’espèce y est chassée pour être consommée, les restes de chaque baleine sont systématiquement remis à la mer par les communautés locales qui lui rendent ainsi un dernier hommage.

Située dans le Nord de l’Argentine, près de la frontière avec le Chili, la Puna est l’une des régions les plus arides, désolées mais aussi fascinantes du monde. La photographe tessinoise Alessandra Meniconzi y a fait récemment un voyage pour tenter de saisir, au travers de ses images spectaculaires, la façon dont la géologie, l’intense activité volcanique, le vent ou encore les températures extrêmes ont façonné cet environnement unique. Les immenses étendues de sel et les champs sombres de roche volcanique offrent des contrastes saisissants, encadrés par les Andes qui s’étendent en toile de fond.

Né dans une petite ville non loin de Moscou, Daniel Kordan a toujours aimé arpenter la nature préservée de sa région, constellée de lacs et de forêts. Durant six ans, il a fréquenté une école d’art qui lui a permis de se familiariser avec toutes les techniques de la peinture, ce qui a élargi sa compréhension des compositions et de l’harmonie dans les palettes de couleurs.

Le photographe américain Joel Sartore a lancé le National Geographic Photo Ark dans sa ville natale de Lincoln, dans l’État du Nebraska, en 2006. Depuis, il a parcouru le monde avec l’ambition de constituer une archive de la biodiversité mondiale qui présentera des portraits de plus de 20’000 espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles, d’amphibiens et d’invertébrés. Une fois achevée, cette arche photographique constituera un enregistrement important de l’existence de chaque animal et un puissant témoignage de l’importance de les sauver.

Le concours des Drone Photo Awards a récemment dévoilé les lauréats de son édition 2023. Placée sous le patronat des Siena Awards, cette compétition s’est imposée comme la référence mondiale de la photo et de la vidéo aériennes. Depuis 2018, elle présente des clichés spectaculaires pris aux quatre coins du globe dans le but de mettre en lumière un genre particulier que les organisateurs ont délibérément voulu séparer de la photographie traditionnelle. Le concours est ouvert aux images et aux vidéos qui peuvent avoir été prises depuis des drones mais aussi des avions, des hélicoptères, des ballons, des dirigeables, des fusées, des cerfs-volants ou encore des parachutes.

Originaire de la région de Waterloo, en Belgique, Thomas Crauwels a d’abord travaillé dans l’informatique avant de réorienter complètement sa carrière suite à un voyage dans les Alpes. C’est précisément en admirant pour la première fois le Cervin depuis Zermatt que le déclic s’est produit. Il serait d’ailleurs plus juste de parler de coup de foudre tant fut vive l’émotion ressentie à la vue de ce sommet par celui qui allait devenir, près de dix ans plus tard, l’un des grands noms de la photographie de montagne. Désormais installé en Valais, Thomas Crauwels arpente inlassablement les Alpes, à la recherche d’ambiances particulières, comme lorsque les nuages s’ouvrent pour laisser apparaître une cime drapée de neige fraîche ou quand un 4000 prend des airs de géant himalayen.

Originaire de Toulon, amoureux de l’océan et des sports de glisse, Ben Thouard est tombé tout petit dans la marmite. À l’âge où la plupart des enfants apprennent à tenir sur un vélo, il reçoit sa première planche et apprend à dompter les vagues. Après avoir tâté de la peinture, il se tourne vers la photographie et, très vite, s’efforce de capter les émotions qu’il ressent en mer, lorsqu’on fait corps avec l’eau, que ce soit sur un surf ou à la nage. Ces passions de jeunesse déterminent le cours de son existence en le poussant à partir pour Tahiti, d’où il n’est plus jamais reparti. En 2018, il publie «Surface» puis, en 2021, «Turbulences», deux livres qu’il a imaginés, shootés et conçus de A à Z. Son regard original ainsi que ses images esthétiques lui ont valu de remporter de nombreux prix, dont le Red Bull Illume Overall Winner en 2019 ou encore le prestigieux Ocean Photographer of the Year en 2022.

Depuis l’enfance, le Tessinois Ettore Silini éprouve une véritable fascination pour le monde des insectes. Il se forme en autodidacte à la macrophotographie digitale, étudiant avec une curiosité insatiable les habitudes et les caractéristiques des espèces qu’il observe à proximité de chez lui. Les sujets ont été photographiés vivants dans la nature à l’aide de la technique du focus stacking, qui consiste à assembler plusieurs clichés pris sur différents plans et surexposés afin d’obtenir une profondeur de champ étendue, qu’il serait impossible de réaliser autrement pour des raisons optiques et physiques à ces rapports de grossissement. Ayant parfois nécessité plusieurs années de patients essais, les images de cette série ont été réalisées dans le district de Mendrisio au Tessin. Ettore Silini espère que ses prises de vues spectaculaires pourront contribuer à sensibiliser le public à l’importance de préserver les insectes dont ses super-héros colorés sont les représentants. Ses travaux ont fait l’objet d’expositions en Suisse et à l’étranger, ainsi que de publications dans des revues photo de renom dont Geo.

Jérémie Villet a développé sa propre approche, aussi personnelle que poétique de la photographie animalière. Passionné par la nature dès son plus jeune âge, ce natif des Yvelines, qui a grandi dans une ferme isolée entourée de champs et de forêts, entreprend des études de lettres et de journalisme, doutant de pouvoir faire de la photographie son métier. Au moment d’obtenir son diplôme de fin d’études, en 2013, un de ses clichés représentant la silhouette d’un bouquetin qui se découpe sur une mer de nuages lui permet de remporter le Wildlife Photographer of the Year.f

Zack Seckler a étudié la psychologie à l’Université de Syracuse, dans l’État de New-York, avant d’entreprendre un voyage solitaire dans le nord de l’Inde. C’est au cours de ce périple qu’il s’est passionné pour la photographie et à son retour, il a intégré la prestigieuse Newhouse School, dont il est sorti diplômé en 2003. Découvrez son portfolio dans l’édition 231.